02/07/2008

Le secteur jeunesse en quelques mots ... suite


A côté des Maisons de Jeunes et Centres de Jeunes qui viennent de connaître des changements structurels (nouveau décret) voir sujet de mon blog (http://fabianmartin.skynetblogs.be/post/5867683/un-nouvea...), il y a les organisations de Jeunesse (également en vue d'être réformées) ainsi que l'ensemble des acteurs importants du secteur jeunesse ...

Voici quelques éclaircissements sur ce secteur pour lequel je m'implique :


Les organisations de jeunesse


Les organisations de jeunesse sont des ASBL reconnues par la Communauté française qui répondent à un certain nombre de conditions fixées par le décret OJ du 20 juin 1980 (décret fixant les conditions de reconnaissance et d’octroi de subventions aux organisations de jeunesse, ci-après décret OJ).

Le décret OJ a été modifié par le décret du 19 mai 2004. Cette modification portait sur trois axes : le subventionnement PACA (dont nous ne parlerons pas ici), la reconnaissance des confédérations et l’instauration de la CCOJ (voyez plus bas).

Actuellement, il existe 83 organisations de jeunesse en Communauté française. Elles ont toutes pour objectif final, et ce quels que soient les moyens utilisés, de contribuer au développement par les jeunes de leurs responsabilités et aptitudes personnelles afin de les aider à devenir des citoyens responsables, actifs et critiques (CRAC) au sein de la société. Les OJ s’adressent prioritairement aux jeunes de moins de 30 ans.

Il existe quatre catégories d’organisations de jeunesse selon le décret OJ. Pour être reconnue dans une de ces catégories, l’ASBL doit remplir des critères relatifs au nombre de membres touchés et aux zones géographiques concernées par les activités. Entre outre, les organes directeurs de l’OJ (assemblée générale et conseil d’administration) doivent être composés d’au moins 2/3 de moins de 35 ans.

Les quatre catégories d’OJ sont :

Les mouvements de jeunesse qui assurent la participation d’au moins 1500 membres inscrits au sein d’au moins 35 sections réparties dans 3 des 5 zones définies dans le décret OJ (Hainaut, Luxembourg, Namur, Liège, Bruxelles/Brabant wallon) ;
Les mouvements spécialisés qui s’adressent à une catégorie de jeunes bien définie par son milieu de vie et justifient d’une action spécifique correspondant aux besoins particuliers de ces jeunes. Ils doivent assurer la participation d’au moins 1000 membres au sein d’au moins 20 sections ou 5 centres d’enseignement supérieur répartis dans 3 des 5 zones ;
Les services de jeunesse qui exercent, dans 10 communes au moins, réparties dans au moins 3 des 5 zones, une activité régulière au service de la jeunesse ou des associations de jeunesse ou qui réalisent, dans au moins 3 des 5 zones, un total de 10 activités de formation de cadres ou de séjours d’animation, équivalant au moins à 50 journées de service de la jeunesse ou des associations de jeunesse ;
Les organisations de coordination qui rassemblent au moins 6 OJ collaborant sur la base de conceptions idéologiques, sociales ou politiques communes ou par l’application de méthodes et techniques communes, à la réalisation d’activités d’intérêt commun.
Il existe aussi des associations qui ne répondent pas à tous les critères du décret OJ mais qui mènent une activité spécifique en faveur des jeunes. Ces associations peuvent se faire reconnaître au titre de groupement. Cette reconnaissance ne donne pas droit aux subventions ordinaires annuelles mais à une aide ponctuelle pour des activités particulières.

Une fois reconnue, l’OJ bénéficie de subventions liées à l’emploi et au fonctionnement. Les OJ et les groupements sont soumis à une procédure de confirmation de la reconnaissance, tous les 3 ans pour les OJ et tous les 2 ans pour les groupements.

Depuis le décret modifiant du 19 mai 2004, il existe également une catégorie "confédération" destinée spécialement à représenter et valoriser les OJ au niveau de la Commission Consultative des Organisations de Jeunesse, la CCOJ (à ne pas confondre avec la catégorie "coordination"). Elles se distinguent par des conceptions idéologiques, sociales ou politiques différentes.

A ce jour, il existe quatre confédérations reconnues, à savoir :

la COJ : Confédération des Organisations de Jeunesse Indépendantes et Pluralistes (32 OJ membres) ;
le CJC : Conseil de la Jeunesse Catholique (15 OJ) ;
le RéSOJ : Réseau Socialiste des Organisations de Jeunesse (11 OJ) ;
la COJR : Confédération des Organisations de Jeunesse Réformatrices (6 OJ).
D’autres OJ ont décidé de n’appartenir à aucune confédération. Il existe néanmoins pour celles-ci un système de représentation auprès de la CCOJ.

 

Il faut mentionner que le décret OJ est en cours de réforme. Il s’agit de revoir les conditions de reconnaissance, de subventionnement des OJ et les catégories existantes.



La Commission consultative des organisations de jeunesse

La Commission consultative des organisations de jeunesse (CCOJ) a été créée par le décret du 19 mai 2004 et est entrée en fonction en décembre 2005.

La CCOJ a une mission de représentation sectorielle : elle est chargée de remettre, d’initiative ou sur demande du gouvernement de la Communauté française, des avis ou propositions sur des questions relatives à la promotion des OJ, à savoir essentiellement l’octroi des subventions, la reconnaissance et le retrait de la reconnaissance des OJ et de groupements de jeunesse, mais aussi l’emploi dans les OJ.

La CCOJ se compose de :

2 représentants par confédération reconnue (1 des 2 doit avoir moins de 35 ans) ;
9 membres répartis entre les confédérations, en fonction du nombre d’OJ affiliées ;
2 membres représentant toutes les OJ non confédérées ;
3 membres désignés par le gouvernement en raison de leur compétence en matière de politique de la jeunesse.
Une autre instance du même type a été créée en 2000 spécialement pour les maisons et centres de jeunes : la Commission consultative des maisons et centres de jeunes, la CCMCJ. Elle a pour mission de remettre des avis à la Communauté française sur l’octroi et le retrait de reconnaissance et les subventions des centres et maisons de jeunes. Elle est composée de représentants des fédérations reconnues de maisons de jeunes, de centres d’information des jeunes et de centres de rencontres et d’hébergement.


Le Conseil de la Jeunesse d’Expression française


Le Conseil de la Jeunesse d’Expression française (CJEF) a été créé par l’arrêté royal du 28 août 1977 (en remplacement du Conseil national de la jeunesse) et a pour mission de "promouvoir toutes les activités susceptibles d’assurer la participation des jeunes aux décisions qui les concernent".

Cette mission se caractérise principalement par la remise d’avis sur tous les thèmes concernant la jeunesse. Ces avis sont remis à la demande ou sur initiative propre aux pouvoirs publics, à savoir à la Communauté française, mais aussi aux Régions et à l’Etat fédéral. Les thèmes abordés concerne les politiques visant les jeunes comme l’emploi, le chômage, la dépénalisation des drogues, le piercing, etc. Le CJEF a donc pour mission de défendre et relayer le point de vue des jeunes.

Le CJEF fonctionne via une assemblée plénière et un bureau politique (équivalent d’un conseil d’administration). Toutes les OJ reconnues en Communauté française sont membres du CJEF. Leurs représentants siègent lors de l’assemblée plénière : un membre effectif par OJ qui doit avoir moins de 35 ans et un membre suppléant âgé de moins de 32 ans.

Plusieurs commissions thématiques (enfance, développement durable, emploi, éducation) et groupes de travail (démocratie-éducation citoyenneté, accès à la culture) ont été mis en place afin de dégager des lignes directrices dans la parole des jeunes.

Pour l’instant, cette instance d’avis est en voie de réforme dans le but, entre autres, de l’ouvrir à d’autres membres que les organisations de jeunesse, mais aussi de lui assigner de nouvelles missions de nature à susciter une participation plus grande des jeunes.

Pour obtenir plus d’informations sur le CJEF, consultez le site www.cjef.be.


Le Service de la Jeunesse

Au sein de la Direction générale de la Culture en Communauté française, un service est chargé plus spécifiquement de la mise en œuvre de la politique de jeunesse, il s’agit du Service de la Jeunesse. Le secteur associatif et particulièrement les organisations de jeunesse, les groupements et les confédérations, d'une part, les maisons et centres de jeunes, d'autre part, sont les interlocuteurs privilégiés du Service de la Jeunesse.

Celui-ci a pour mission de :

promouvoir et soutenir des associations, notamment par le biais de la reconnaissance des associations de jeunesse et l'octroi de subventions ordinaires ; l'octroi de subventions pour des projets spécifiques ou pour de la formation de cadres ; la mise à disposition de détachés pédagogiques (membres du personnel enseignant) auprès des organisations de jeunesse ; l'octroi de postes subsidiés ;
dialoguer régulièrement et consulter le CJEF, la CCOJ et la CCMCJ, instances représentatives du secteur ;
homologuer des brevets d'animateur et de coordinateur de centres de vacances et habiliter des organismes de formation ;
définir des axes et priorités de la politique internationale de jeunesse, en étroite collaboration avec la Direction générale de la Culture et le Bureau International Jeunesse.
Pour obtenir plus d’informations sur le Service de la Jeunesse, consultez le site www.servicejeunesse.cfwb.be.


En matière d’emploi
La présentation du secteur ne serait pas complète sans un mot sur la configuration du secteur des représentants des employeurs du secteur OJ et plus largement du secteur non marchand.

En vue de négociations bipartites sur les conventions collectives de travail (CCT) au sein de la Commission paritaire 329, les employeurs OJ/MJ et plus largement les associations de jeunesse sont représentés au sein de la FESOJ (Fédération des Employeurs du Secteur des Organisations de Jeunesse, des Fédérations de Centres de Jeunes et du Tourisme social www.fesoj.be). Il existe d’autres fédérations représentatives d’employeurs selon les différentes branches du secteur socioculturel : éducation permanente, centres culturels, ONG, associations sportives, télévisions locales, etc. La FESOJ (et les autres fédérations) siège au sein de la CESSOC (Confédération des Employeurs des Secteurs sportif et socioculturel, http://cessoc-extranet.be).

Les travailleurs, quant à eux, sont représentés par les organisations syndicales.

La CESSOC et les syndicats se retrouvent pour négocier, entre autres, des CCT relative au secteur socioculturel au sein de la Commission paritaire 329.02 (pour les associations du secteur non marchand francophone et germanophone). Ces CCT portent sur divers sujets, tels l’établissement de fonctions et de barèmes dans le secteur, le temps de travail, etc.

Plus d'info, n'hésitez pas à me solliciter ou consulter Infor Jeunes 081/24.25.90 - www.inforjeunes.be

 

 

Fabian MARTIN

Président de la Fédération Infor Jeunes Wallonie Bruxelles

12:22 Écrit par Fabian MARTIN dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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